Bonsoir à tous.
Tout d'abord, je m'excuse du peu d'activités de ma part sur ce blog actuellement. Il faut bien dire que je suis moi-même en mode économie d'énergie depuis quelques temps ; atteint d'un mal qui fait plutôt mal, je peine à trouver les ressources pour me planter devant l'ordi en rentrant le soir. En effet, voilà bientôt trois semaines qu'un virus facétieux squatte sans gêne mon système respiratoire, transformant mes bronches en usines à glaires. Certes, me direz-vous, vous vous en battez bien les couilles, ce que je comprendrais ; mais après tout, rien ne m'empêche de raconter impunément ma vie dans ces colonnes.
Trois semaines donc passées à tousser dans des proportions déraisonnables, à tenter d'éradiquer l'importun à grands coups d'antiobiotiques dans la gueule, ce qui l'a entre nous bien fait marrer. L'inquiétude grandissant, je suis même allé faire une radio des poumons. Oui, vous avez bien entendu : une radio des poumons. Autant vous dire que je faisais pas le malin, comme si j'avais un secret qui pue le goudron honteusement caché sous la plevre. Résultat, ouf, rien de bien méchant, et pas de tâches douteuses. Cool, je vais pouvoir en fumer une pour fêter ça.
Simplement, devant l'ampleur des dégâts, mon médecin n'a pû que me conseiller d'écraser cette clope pour de bon. Bon, vous me direz, je soupçonnais sérieusement ce-dit médecin de profiter de la situation et de manquer d'objectivité. Seulement, ce dernier de me préciser que vue la maladie - ce n'est pas une simple bronchite d'amateur - je devais impérativement arrêter au moins ces trois prochains mois, au risque de me dilater les bronchioles (un truc comme ça). Les bronchioles dilatées, c'est la garantie qu'elles se remplissent de morve dès que l'occasion s'en présente et de s'assurer pour le reste de ses jours la méchante classe des mecs qui claquent des gros glaires dégueulasses dans la rue. La vache. Autant dire que ça fait flipper.
J'avoue que le dernier argument m'a décidé.
Ainsi donc, je suis quasiment obligé d'arrêter de fumer, au moins les 90 prochains jours. Honnêtement, ça fait vraiment chier. Voilà trois jours maintenant que je ne fume pas, et je ne me sens pas très bien. Non-fumeur, c'est vraiment la zone (certainement la meilleure blague du blog). Même l'extraordinaire victoire des Lyonnais hier au soir n'a pas réussi à me redonner entièrement le sourire. Les non-fumeurs doivent mourir prématurément. D'ennui. Pire encore, je pense que ne pas fumer tue. La roulish étant un excitant, s'en priver assomme les sens et l'on se retrouve dans un état léthargique, embrumé, ce qui vous en conviendrez représente un danger véritable dans la jungle urbaine où je suis bien forcé d'évoluer. Pire encore, on sait l'importance que peuvent revêtir certains signes de reconnaissance sociale dans les micro-sociétés animales comme les lémuriens, les pingouins ou encore le Ma4. En être dépourvu, c'est être confronté au rejet, à l'errance solitaire et, fatalement, à la mort à petit feu, bref un drame à secouer le plus robuste des russes existentialistes. À moins, bien entendu, de n'être pas le seul ; mais là, j'avoue être sceptique sur ma capacité à emmener avec moi quelque personne motivée. À part bien sûr Gerard mais lui c'est pas pareil, il a déjà arrêté de fumer. D'ailleurs, on dit tous qu'un jour on arrêtera. Pour ma part, je n'ai pas eu le choix dans la date.
Merci de votre attention ; je m'excuse si je vous ai fait le coup des non fumeurs anonymes. Faut dire que je suis totalement à bloc. Désolé si mon post est trop long, trop personnel, trop chiant ; c'est que ces derniers temps, mauvaise habitude que j'ai pris, il faut que j'expulse. Et c'est toujours un peu visqueux.